Biscarrosse : les chasseurs mobilisés après l’incendie de La Teste-de-Buch

abreuvoir 3

Les chasseurs de Biscarrosse ont pu se rendre au plus près de la zone touchée par l’incendie en Gironde. © Crédit photo : ACCA Biscarrosse

Par Martin Hortin
Publié le 25/07/2022 à 15h50
Mis à jour le 25/07/2022 à 17h13

L’Association communale de chasse agréée de Biscarrosse distribue eau et nourriture à la faune sauvage touchée par l’incendie en Gironde. La chasse est suspendue jusqu’à nouvel ordre

L’incendie à La Teste-de-Buch n’est pas sans conséquences, notamment pour la faune sauvage. Dans la commune voisine de Biscarrosse, « les chasseurs de l’Association communale de chasse agréée (ACCA) de Biscarrosse ont pu se rendre en forêt pour apporter de l’eau et de la nourriture aux animaux au plus près de la zone impactée par l’incendie », explique l’ACCA. Les chasseurs biscarrossais ont bénéficié d’une autorisation spéciale de la mairie.

abreuvoir 2       De l’eau et de la nourriture ont été distribuées pour la faune sauvage touchée par le feu. ACCA Biscarrosse

La chasse est aussi suspendue dans la commune jusqu’à nouvel ordre. « En temps normal, c’est déjà compliqué car il y a du monde en forêt. Là, avec l’incendie en plus, je pense qu’on ne chassera pas du mois d’août. On avance au jour le jour, c’est encore trop tôt pour savoir quand ce sera possible de reprendre », analyse Philippe Chauderon, président de l’ACCA de Biscarrosse.

L’ACCA reçoit déjà des appels concernant des dommages causés par des sangliers chez des particuliers. « On s’excuse par avance des dégâts que les animaux rescapés de l’incendie pourraient occasionner dans les jardins. On demande aux habitants de ne pas les nourrir pour éviter de les concentrer aux abords des habitations », précise l’association.

Sud Ouest

Sud ouest© www.sudouest.fr 2022

France Bleu Gascogne

France Bleu GascogneLes chasseurs protestent contre la décision du Conseil d’Etat de rendre illégales les chasses traditionnelles à l’alouette. A Biscarrosse et Pissos, dans les Landes, ils ont décidé de ne plus participer aux battues administratives et de ne plus réguler le gros gibier.

France Bleu Gascogne 2

Les chasseurs de Biscarrosse et de Pissos (Landes) ne participeront plus jusqu’à nouvel ordre aux battues administratives pour réguler le gros gibier, comme les sangliers, annoncent les ACCA (associations de chasse) de ces deux communes, ce vendredi 20 août à France Bleu Gascogne. D’autres associations de chasse, comme à Soustons, Seignosse, Vieux-Boucau, Messanges, Azur et Magescq envisagent de prendre une décision similaire. Les chasseurs protestent contre la décision du 6 août du Conseil d’Etat rendant illégales les chasses traditionnelles à l’alouette.

« La grève ça veut dire l’arrêt de toutes les missions de service public que l’Etat nous demande d’effectuer, c’est notamment la régulation des grands animaux, sangliers, chevreuils ou cerfs » précise Philippe Chauderon, le président de l’ACCA de Biscarrosse, première association de chasseurs des Landes à avoir décrété la grève. Dans la foulée c’est Pissos qui a pris la même décision. Face à la prolifération de certains gros gibiers, les chasseurs sont souvent sollicités pour en réguler le nombre et tenter ainsi de limiter les dégâts dans les cultures. Ils refuseront donc désormais de participer à ces missions.

Les chasseurs demandent au gouvernement de prendre un nouvel arrêté permettant d’autoriser à nouveau les chasses traditionnelles. Ils appellent à un rassemblement le 18 septembre à Mont-de-Marsan pour défendre la chasse et la ruralité.

 

Chasseur Français

 

chasseur français

Face aux nombreuses attaques contre les chasses traditionnelles, l’ACCA de Biscarosse a décidé de frapper fort et de manifester son mécontentement en se mettant en grève de régulation du gibier.

Philippe Chauderon, président de l’ACCA, explique : « on ne pouvait pas rester sans rien faire, on nous demande de réguler les sangliers, cerfs, chevreuils, on intervient sur les accidents routiers quand un animal sauvage est en cause, on est des bénévoles, on paie, et on noue en demande de plus en plus … alors trop c’est trop ». Comme elle l’écrit à son député, l’ACCA explique : «    ne pouvant admettre ce nouveau déni de justice et estimant qu’il n’est plus possible, en l’espèce, de collaborer avec ce pouvoir, le conseil d’administration de l’ACCA de Biscarrosse a décidé de faire grève….

En conséquence et jusqu’à nouvel ordre, toute chasse de régulation est suspendue sur le territoire de l’ACCA de Biscarrosse. Plus de dégât de sanglier à aller constater, plus de chevreuil à aller euthanasier sur le bord de la route après un accident de voiture ».

Une prise de position courageuses mais naturelle pour son président, les chasses dites traditionnelles, sont plus que cela, elles sont patrimoniales : «  la chasse à Biscarosse est presque aussi vieille que la cathédrale Notre Dame… on était tellement pauvre dans la région qu’en 1237 les paroissiens étaient autorisés à chasser, et pêcher. Alors si en près de 800 ans, la chasse a changé, elle a toujours fait partie de la culture des habitants. C’est notre histoire, notre patrimoine qui est attaqué ».

Pas de régulation ne veux pas pour autant dire pas de chasse, les chiens ne vont pas rester inactifs, d’ailleurs l’ouverture du sanglier s’est bien faite début juin, Simplement la chasse se fera désormais sans armes pour tout ce qui concerne la régulation. L’ACCA a fait part de sa démarche à toutes les autres ACCA du département et a adressé une lettre ouverte à son député.

L’ACCA de Biscarosse : forte de 380 chasseurs, l’ACCA s’étend sur 20 000 hectares et offre tous types de chasse sur un gibier varié : «  on peut chasser toutes les espèces chassables de France, sauf celui de montagne » précise le président «  on a un territoire très varié qui permet cette diversité exceptionnelle ».

Un beau reportage de Biscarosse TV sur la chasse aux alouettes, sa tradition et sa convivialité. Le journaliste de l’époque soulignait même : «    Et oui, la chasse est sujet à polémiques! Toutefois nous avons été très surpris des nombreuses connaissances des chasseurs sur leur environnement et du temps qu’ils passent à entretenir celui-ci ».

bisca tv

SUD OUEST 06/07/2021

coted-argent-53ee035f75294afca6cc8052f4bb1840-163248-ph0

L’Association communale de chasse agréée de Biscarrosse s’est réunie en assemblée extraordinaire, dimanche 4 juillet; salle Saint-Exupery pour voter les nouveaux statuts et le très strict règlement intérieur dont le président, Philippe Chauderon, a scrupuleusement fait lecture.

Tous ont été adoptés à l’unanimité.

Lors de l’assemblée ordinaire de l’ACCA qui a suivi, les rapports moral puis financier ont été approuvés et neuf membres du bureau ont été élus pour trois ans.

L’association se porte bien grâce au dynamisme de son bureau, au nombre de ses membres et à la relève générationnelle d’hommes et de femmes.

En présence d’Helene Larrezet, maire de Biscarrosse, et de Nathalie Benquet, adjointe à l’environnement, le président a ensuite demandé aux adhérents de commencer à s’impliquer dans I ‘élevage de petits perdreaux, comme il l’a expérimenté lui-même avec succès, dans Ie but d’une gestion plus durable et moins onéreuse.

Enfin, le projet ancien de mettre à paitre des vaches marines de Mayotte jusqu’à la Rive, sur 64 hectares en bord de lac, est approuvé par la commune, qui inscrit son action dans la gestion durable. Les chasseurs biscarrossais sont les acteurs indispensables de l’environnement par leur gestion attentive des 300 hectares de zones humides.

caroline Gronvold